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Filed across the continent 31 août 2026

Gazole à 1,68 euro, sans-plomb en hausse : La Réunion subit un choc tarifaire en septembre

Le gazole grimpe de treize centimes le litre à La Réunion dès le 1er septembre.

Treize centimes de plus au litre pour le gazole : depuis le 1er septembre, les automobilistes de La Réunion, territoire français d'outre-mer situé dans l'océan Indien, absorbent une augmentation sensible du prix des carburants à la pompe. Le gazole atteint désormais 1,68 euro le litre. Le sans-plomb, lui, s'établit à 1,83 euro, en hausse de 5 centimes. Ces deux ajustements sont entrés en vigueur immédiatement, conformément au cycle de révision mensuelle encadré par les autorités de l'État. Ce mécanisme de fixation des prix, administré par la préfecture de La Réunion, repose sur une formule publique et réglementée. Chaque mois, les cours internationaux du pétrole sont suivis sur une période de quinze jours ouvrés, et les fluctuations de change entre l'euro et le dollar américain sont intégrées au calcul. Les paramètres retenus sont publiés. Les autorités n'exercent aucun pouvoir discrétionnaire sur le résultat final. Ce sont donc les marchés mondiaux, et non des choix politiques locaux, qui déterminent ce que le consommateur paie à la pompe. Pour le cycle de septembre, les données retenues témoignent d'une forte poussée sur les matières premières. Le brut utilisé pour la fabrication du sans-plomb a progressé de 10,32 dollars le baril, soit une hausse de 9,95 %. Le brut destiné au gazole a connu une envolée encore plus prononcée, avec une progression de 25,06 dollars le baril, représentant 18,93 % de hausse. Les tensions persistantes au Moyen-Orient ont maintenu les marchés pétroliers dans un état de forte sensibilité tout au long de la période de référence, et leurs effets se répercutent mécaniquement sur les prix locaux. Des facteurs compensatoires ont bien été enregistrés. Leur portée est restée limitée. L'euro s'est légèrement apprécié face au dollar, de 1,37 %, ce qui réduit le coût en monnaie européenne des importations de produits pétroliers. Les frais de fret maritime ont également reculé de 4,27 % pour la période considérée. Ces deux éléments n'ont pas suffi à contrebalancer l'ampleur des hausses sur les marchés de matières premières. À l'inverse, la situation des ménages consommant du gaz en bouteille illustre la marge d'intervention dont disposent tout de même les collectivités. Le calcul aurait porté le prix du bidon à 20,60 euros. Le conseil régional de La Réunion a choisi de renouveler son dispositif de subvention, maintenant le prix à la charge du consommateur à 18 euros par bouteille. Cette décision protège les foyers de l'impact complet du marché, dans un territoire où la dépendance au gaz butane reste significative pour les usages domestiques. L'île partage avec d'autres territoires ultramarins français une vulnérabilité structurelle aux variations des cours mondiaux de l'énergie. L'insularité impose des coûts logistiques que les économies continentales n'ont pas à supporter dans la même mesure, et la totalité des hydrocarbures consommés est importée. Le mécanisme mensuel de révision des prix a précisément été conçu pour refléter ces réalités d'approvisionnement, plutôt que d'y substituer des subventions généralisées ou des plafonds artificiels. La contrepartie de cette transparence est une exposition directe aux chocs extérieurs. Pour les professionnels, la hausse de septembre représente une charge concrète à intégrer dans les bilans. Les transporteurs et les services de livraison opérant des flottes diesel subissent de plein fouet la hausse la plus élevée. Les particuliers roulant au sans-plomb ressentent un impact moindre au quotidien, mais l'accumulation sur plusieurs mois finit par peser sur le pouvoir d'achat. La préfecture a précisé que l'ensemble des mouvements constatés découle des conditions des marchés internationaux, et non de décisions prises localement. Tout dépendra désormais de l'évolution des cours pétroliers mondiaux et des dynamiques de change entre l'euro et le dollar dans les semaines à venir, à l'approche de la révision d'octobre.